Foals is back ! Faut dire
que le quintet d’Oxford nous avait manqué depuis
« Antidotes », leur premier album monté sur ressort et
qualifié souvenez-vous, de ‘Math Rock’ (rock
expérimental de la fin des années 80 caractérisé par la complexité
de ses rythmes et de l’enchainement de ses riffs
ndlr… enfin note de moi-même quoi
). Les petits poulains se sont depuis calmés
et ont mûri pour mieux se livrer.
C’est donc avec des
mélodies plus mélancoliques -mais pas moins dansantes- que débarque
« Total Life Forever » en mai dernier.
Comme le serpent change de peau
pour mieux grandir, le groupe s’est débarrassé de
l’urgence punk adolescente de ses débuts pour confier ses
peurs à qui voudra bien les entendre.
Le chanteur au nom pas du tout
grec, Yanis Philippakis (au bon lait de brebis), est le reflet de
cette mutation : jadis zébulon, de sa voix fluette le petit
bonhomme- d’un mètre cinquante pas plus- nous parle
maintenant d’avenir et d’espace, d’étoiles où
nous habiterions mais qui nous condamneraient à redevenir
poussière… Youpi.
Bref , « Total Life
Forever » c’est onze chansons bien ciselées et
à la sensibilité
irradiante, dont la plus connue « Spanish Sahara » est un
pur moment d’émotion… d’abord retenu…
puis libéré (au bout de trois minutes, il était temps) par la
montée lancinante du refrain « I’m the fury in your
head, I’m the fury in your bed, I’m the ghost in the
back of your head ». On se risquerait presque à faire des
comparaisons avec un certain Thom Yorke.
Un « joke band » les
Foals ? Plus maintenant et il faudra qu’ils s’y
habituent….